Sports

École municipale des sports 43 ans que ça dure !

Chaque mercredi, 700 petits Dionysiens de 5 à 11 ans se retrouvent à l’EMS. L'occasion pour eux de découvrir différentes disciplines dans la bonne humeur.
Un des aspects de l'école municipale des sports, au gymnase Maurice-Baquet, janvier 2012
Un des aspects de l'école municipale des sports, au gymnase Maurice-Baquet, janvier 2012


Mercredi, le jour des enfants est arrivé et l’École municipale des sports (EMS) ouvre comme chaque semaine ses portes aux apprentis champions. Tennis de table, judo, football, gymnastique, handball ou tir à l’arc sont autant de disciplines que les jeunes Dionysiens sont invités à découvrir.« La fonction numéro un pour nous, c'est qu’ils prennent du plaisir », raconte Idrissa Coulibaly, responsable du service animation et éducation par le sport. Depuis 1969, cette école créée par la Ville de Saint-Denis a connu de nombreuses évolutions. Le nombre d’inscrits n’a d’ailleurs cessé d’augmenter ces dernières années, passant de« 350 gamins en 2008 à 700 en 2011 ».


Les bambins de 5 à 11 ans des quartiers de la ville pratiquent deux sports par trimestre, et en plus la natation par période. « L’idée c’est de proposer un très large éventail d’activités à ceux qui ne peuvent pas s’inscrire en club. » Du palais des sports Auguste-Delaune à La Courtille, en passant par Maurice-Baquet, Franc-Moisin et l’annexe du Stade de France, cinq gymnases sont actuellement ouverts à Saint-Denis.


Mercredi dernier, à Delaune, les petits amélioraient leur pratique du rugby. Et au même moment à Baquet, c’était du basket. L’ambiance ludique et joyeuse à souhait n’en était pas moins studieuse. « On essaie de faire progresser les enfants sans leur donner l’impression de travailler », explique Max, qui s’occupe aussi de l’école de basket du Sdus. Pour apprendre à dribbler vite, une course au trésor est par exemple mise en place, ce qui motive à merveille l’enfant. Il en oublie l’exercice principal et progresse en s’amusant. Arrivés en fin de cycle, ils troqueront dès la semaine prochaine la balle orange pour l’ovale, sous la tutelle d’un autre éducateur spécialisé.

Le plaisir avant tout

« On recherche l’épanouissement du gamin à travers la pratique sportive », assure Robert Louis-Marie, l’un des principaux responsables de l’EMS. Pour lui, l’aspect éducation et socialisation par le sport est également primordial, sans oublier les bienfaits apportés en terme de santé et d’hygiène de vie.


Ici, l’objectif est de « faire de la qualité en fonction de nos effectifs et des installations à notre disposition », ajoute Robert. Au total, plus de 40 animateurs, professeurs des écoles, d’EPS, brevetés d’État et jeunes en formation s’occupent des 700 mômes. « En moyenne, il y a entre 15 et 17 enfants par éducateur. Il vaut mieux rester raisonnables et compétents. » La sécurité est elle aussi au centre des préoccupations, comme en témoigne Sébastien Barnier, responsable du centre de Delaune, où des mesures « très strictes » sont scrupuleusement respectées, notamment pour le tir à l’arc et l’escrime.


Si l’école a la volonté d’être un véritable tremplin vers les activités physiques et sportives, le choix est toujours laissé à l’enfant. Chaque trimestre, des portes ouvertes sont organisées avec les parents, et les petits poussins sont à leur convenance orientés vers les associations sportives. « Il n’y a pas de détection à l’EMS. C’est toujours l’enfant qui choisit en fonction de ce qui lui plaît », conclut Robert.


Christopher Dyvrande et Ousmane Traoré (étudiants à Paris 8)


Vers des salles à Pleyel et à la Plaine ?

L'EMS n'est pas une association mais un service municipal. Elle fonctionne 30 fois par an, de fin septembre à la mi-juin. Les paiements se font par trimestre (de 8 à 53 €) et sont calculés en fonction du quotient familial. Face à l’augmentation croissante des inscrits, le budget alloué reste cependant constant. « Il faut optimiser les moyens dont on dispose de manière à favoriser le sport pour tous », estime Idrissa Coulibaly.


L’ambition reste de conforter les activités phares, celles qui ont le plus de succès, tout en ne laissant pas de côté les sports moins populaires. « Dans deux ou trois ans, la barre du millier d’enfants demandeurs sera sans doute franchie. » La question d’ouvrir des annexes de l’école à Pleyel ou à la Plaine se posera de nouveau, ce qui est actuellement étudié en mairie.


C.D. et O.T.

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