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Covid- 19
/ « Pas plus de 4 ou 5 cas positifs parmi les étudiants de Paris 8 »

Selon Iatchev Tihomir, 58 ans, médecin directeur du Service universitaire de médecine préventive et de promotion de la santé (SUMPPS) de Paris 8, il n’y aurait « pas plus de 4 ou 5 cas positifs de Covid-19 parmi les étudiants. » Ceux qui présentaient des symptômes mais qui n’ont pas pu être testés sont au nombre d’une vingtaine a assuré le médecin qui a demandé aux étudiants malades de l’informer de leur état de santé. « Aujourd’hui, on a encore trois ou quatre personnes qui présentent quelques signes de faiblesses mais il n’y a rien d’inquiétant », précise Iatchev Tihomir.

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Mardi 31 mars, les syndicats CGT, Dionysoise, FSU et SUD de Paris 8 ont publié un communiqué qui fait état de leurs inquiétudes au sujet « des conditions d’études et de vie actuelles des étudiant-es de Paris 8 ». Ces syndicats relèvent entre autres que beaucoup d’étudiants qui avant la fermeture de l’université et la période de confinement « ne mangeaient qu’une fois par jour, au restaurant universitaire, aujourd’hui fermé » actuellement, « souffrent de la faim ». Ils insistent aussi sur « des signes de détresse psychique particulièrement inquiétants, qui ne sont pas sans rappeler le taux de suicide important dans cette population » et exigent notamment à ce que les services de santé de Paris 8 « soient facilement contactables » par les étudiants « en particulier les psychologues par téléphone ou visioconférence ».

Pour le médecin directeur du SUMPPS, si au départ, à Paris 8 « il était compliqué de standardiser ce que nous devions faire » l’université a tout de même « réagi ». Deux adresses email (1) sont disponibles pour les étudiants ayant des « questions », des « inquiétudes, des doutes sur leur état de santé », a t-il précisé. Par contre, Iatchev Tihomir reconnait que les consultations par vidéo ne sont pas opérationnelles et qu’il est plus « aisé » d’aborder par téléphone des problèmes liés aux soins attribués à la médecine de ville que des cas de « dépression » prenant « plus de temps ». Le médecin a aussi pointé du doigt les soucis de « portage de repas aux étudiants malades » résidant en chambre universitaire. « Il n’y a pas d’organisation structurée au niveau de Paris 8 et du Crous pour savoir comment amener de la nourriture aux étudiants diagnostiqués positifs au Covid- 19. Cette question n’est pas encore réglée. »

YB. 

(1) medecine.preventive@univ-paris8.fr et covid-19@univ-paris8.fr