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/ « Le club évolue dans toutes ses strates »

À la rentrée, il était le seul visage nouveau d’une intersaison marquée par la stabilité des effectifs. Philippe Chomis, 53 ans et patriarche d’une fratrie de pongistes, est le nouveau coach des jeunes joueuses de la fameuse Génération 2024 du Sdus, dont font partie sa fille Chloé ou encore Prithika Pavade. Rencontre avec un passionné de la raquette.
Philippe Chomis, le coach de la Génération 2024 du Sdus. © Yann Lalande
Philippe Chomis, le coach de la Génération 2024 du Sdus. © Yann Lalande

LE JSD : Comment êtes-vous arrivé au Sdus ?

Philippe Chomis : Le contact s’est fait suite à la rencontre entre Prithika Pavade et Chloé Chomis, ma fille, et de leurs entraîneurs, Nicolas Greiner et moi-même. Chloé dominait alors la catégorie des benjamines en Île-de-France et au niveau national, quand est apparue une sérieuse concurrente ! Il a été vite convenu que nous allions essayer d’unir nos forces plutôt que de nous regarder chacun de notre côté. Elles ont commencé par jouer ensemble en double puis se sont retrouvées au Sdus.

Il semblait intéressant pour elles et pour le club que Prithika et Chloé puissent continuer leur progression côte à côte. On m’a alors proposé de prendre le relais de Nicolas, devenu coach de l’équipe de France juniors, auprès du groupe de filles Génération 2024 et de m’investir dans l’école de tennis de table. J’ai contribué à lancer à la rentrée les « mercredis du ping » : nous accueillons 24 enfants de 9 h à 17 h pour une pratique perfectionnée et des activités en plein air, des sports collectifs, un déjeuner…

LE JSD : En quoi consiste votre rôle auprès du groupe Génération 2024 ?

PC : Je fais d’abord un travail de coordination. Des joueuses comme Prithika ou Leïli Mostafavi ont un encadrement strict à l’Insep en semaine, tandis que Chloé et Camille Lutz sont en pôle étude. Je dois savoir comment elles s’entraînent pour m’adapter et répondre à leurs impératifs de compétition quand arrive le week-end. Je fais le lien avec leurs coaches, tout en proposant l’entraînement qui va leur permettre d’arriver le plus sereinement en compétition. À terme j’aimerais que chacune ait la possibilité de taper à la porte de notre équipe pro. Elles ont encore toutes des ambitions individuelles de très haut niveau. Les regrouper pour que celles-ci nourrissent le collectif, c’est le vrai challenge, ce qui m’a fait quitter le confort de Saint-Maur, ma ville natale.

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LE JSD : Quelle est la particularité d’un club comme Saint-Denis ?

PC : Ce qui m’a frappé c’est que le club cherche à évoluer dans toutes ses strates : avec les plus jeunes de l’école de tennis de table jusqu’au très haut niveau et les deux équipes de Pro A. En revanche ces dimensions sont encore trop éclatées et je pense qu’il faut parvenir à faire le lien entre elles. Mon ambition c’est de pouvoir faire travailler un joueur de l’équipe, comme un jeune ramasseur de balle, ou encore notre groupe de pratiquants asiatiques qui fréquente assidûment la salle, de faire le lien entre tous ces publics.

LE JSD : Comment gère-t-on un talent comme Prithika Pavade ?

PC : Je la côtoie depuis longtemps et j’ai toujours considéré qu’elle était une chance extraordinaire pour le tennis de table français. C’est quelqu’un qui va tirer sa discipline vers le haut. Ce qui est intéressant en tant que coach, c’est qu’elle doit déjà composer, à 15 ans, avec des impératifs hors standards, une sollicitation sportive et médiatique digne d’un Mbappé – toutes proportions gardées ! – et qui reste très rare dans le tennis de table.

Mon grand travail c’est de faire en sorte que son statut nécessairement particulier ne nuise pas au reste du groupe. Pour avoir vécu de près l’ascension de Jean-Philippe Gatien dans les années 1990 – j’ai même fondé son fan-club à Saint-Maur après sa médaille d’argent aux JO de Barcelone ! – je trouve que la situation est un peu similaire. Sa notoriété soudaine avait aussi bénéficié à ses coéquipiers en équipe de France.

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Propos recueillis par Corentin Rocher

Cassin et Pavade brillent

La semaine dernière, les pongistes du Sdus TT 93 se sont très bien comportés en sélection. Prithika Pavade a remporté les internationaux de Suède juniors et Alexandre Cassin a dominé la légende biélorusse Vladimir Samsonov en seizièmes de finale des internationaux de Hongrie (éliminé en 1/8e de finale ensuite).

Prochain rendez-vous pour les pongistes dionysiens ce week-end, aux championnats de France individuels seniors à Arnas (69). Mehdi Bouloussa, Prithika Pavade, Leili Mostafavi, Camille Lutz et Chloé Chomis font partie des qualifiés en simple, double et double mixte.

CR.

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