En ville

Migrants avenue Wilson
/ « C’est pire qu’avant ! »

La situation est « pire qu’avant », a dénoncé le collectif d’habitants qui vient en aide aux migrants de l’avenue Wilson, le lendemain de l’évacuation de 231 d’entre eux le 19 juin, par les forces de l’ordre.
Le lendemain de la pose des grilles avenue Wilson, les réfugiés ont trouvé refuge dans un square © Solidarité Migrants Wilson
Le lendemain de la pose des grilles avenue Wilson, les réfugiés ont trouvé refuge dans un square © Solidarité Migrants Wilson

« Les conditions de vie indignes que subissent les réfugiés se sont dégradées un peu plus », a commenté dans un post Facebook, le collectif Solidarité Migrants Wilson né à la Plaine, très actif dans le nord de Paris où il distribue nourriture, couvertures, tentes et fournit une aide administrative aux réfugiés depuis 2016. Plusieurs personnes exilées ont dormi « à même le sol ou sur des bancs, sans tente », ont constaté des bénévoles. Coordonnée par la Préfecture de région, qui avait affrété cinq cars et l’association France terre d’asile, l’évacuation du mercredi 19 juin – la troisième depuis le début de l’année – n’aura pas permis de résoudre les problèmes de réinstallation sur l’avenue Wilson, des personnes migrantes, y compris celles qui une fois emmenées dans un centre d’hébergement sont « relâchées le jour même car elle n’entre pas dans les statuts », a précisé la bénévole Clarisse Bouthier.

« Beaucoup de monde s’est réinstallé », a confié Jean-Jacques Clément, bénévole de longue date qui a également précisé que dès l’évacuation, « 150 personnes migrantes » étaient déjà « éparpillées », autour des terre-plein de l’avenue où étaient installées leurs abris.

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« Grilles de la honte » démontées

Quelques heures après l’évacuation, la Ville avait fait installer des grilles autour de l'ancien campement des réfugiés pour cause de « travaux » prévus depuis le début de l’année 2019. Mais, le lendemain, jeudi 20 juin, plusieurs de ces grilles ont été mises à terre et démontées. « Not in our name » (1), pouvait-on lire sur des affichettes accrochées par des habitants du quartier sur plusieurs d’entre-elles. Le MRAP, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples avait également dénoncé dans un communiqué les « grilles de la honte », installées par la Ville et demandé « à la mairie de les enlever dans les plus brefs délais ». Aujourd’hui, les grilles ne sont plus présentes sur l’avenue. 

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Le collectif Solidarité Migrants Wilson va être reçu dans la semaine par la maire de Paris, Anne Hidalgo au sujet de leur « demande de protection pour les exilées de Paris et les personnes leur venant en aide » (1). Dimanche 23 juin, le collectif dionysien a continué son action bénévole, au square Anaïs Nin, situé Porte d’Aubervilliers en distribuant 400 repas lors d’une « grande maraude solidaire » suivi d’un concert de soutien aux exilés donné par l’artiste Eddy de Pretto à la Station Gare des Mines. « L’ambiance était joyeuse, on n’a pas été embêté », a expliqué Jean-Jacques Clément.

(1) Courrier envoyé le 17 juin à la maire de Paris. (à retrouver en PDF ci-dessous)

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Réactions

désolée de dire que la situation des migrants ne m'afflige pas du tout, nous avons suffisamment nos problèmes de vie, qu'elles soient financieres, de santé pour nous soucier des migrants qui sont mieux lotis, concernant la prise en charge sur justement la santé, je ne sais pas ce qu'ils espèrent à camper sur ces espaces, au mieux ils retourneront chez eux au pire ils vont grossir le rang des sdf. Tant que les associations de solidarité ne seront pas mieux cadrés ou les subventions que l'état versé c'est à dire, moi, ne seront pas revues à la baisse, cet appel d'air persistera la France est trop généreuse et attention à la colère des Français
Par contre ce collectif se fiche des résidents qui n'en peuvent plus de ces occupations constants et insupportables ç facile d'aider ces migrants mais ils ne connaissent pas la problématique la nuit, l'insalubrité qu'ils engendrent ce n'est plus possible la zone d'accueil c'est la chapelle, la plaine St Denis, n'a pas cette capacité, il faut les évacuer pour la tranquillité de tous

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