Vendredi 12 juin 2026

Saint Denis Marcq Baroeul : carte et infos

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Par Romain
6 min de lecture
Saint Denis Marcq Baroeul : carte et infos

Avec 40 184 habitants en 2023 et une croissance de +4,06 % depuis 2017, Marcq-en-Barœul confirme son statut de cinquième ville la plus peuplée de la Métropole européenne de Lille. Peu de communes de cette taille affichent une telle vitalité démographique dans le Nord.

Géographie et territoire de Marcq-en-Barœul

Le nom de la commune porte une double signification : marais et frontière, issu du germanique marko. Le Barœul, quant à lui, désignait une ancienne région englobant Marcq-en-Barœul, Mons-en-Barœul et une partie de l'actuelle Villeneuve-d'Ascq, autrefois couverte d'une forêt disparue au Moyen Âge.

La commune appartient au bassin Artois-Picardie et son territoire est drainé par la Becque de Marcq, la Becqueterie et le Chemin Poivré. Le SAGE Marque Deûle encadre la planification de l'eau sur un périmètre de 1 120 km². La qualité de la Marque s'est nettement améliorée grâce à un chantier de requalification cofinancé par l'Europe à hauteur de plus de 40 millions d'euros.

Le climat est de type océanique. Sur la période 1971-2000, la température annuelle moyenne s'établissait à 10,7 °C, avec un cumul de précipitations de 673 mm. Les données plus récentes (1991-2020) relevées à la station de Lesquin, à 9 km, donnent 11,3 °C de moyenne annuelle et 740 mm de pluie. Les extrêmes sont notables : 41,5 °C le 25 juillet 2019 et -19,5 °C le 14 janvier 1982.

L'occupation des sols reflète une urbanisation massive : 83,2 % du territoire est artificialisé en 2018, contre 73,4 % en 1990. Les zones urbanisées représentent 61,2 %, les zones industrielles ou commerciales 15,2 %, et les terres arables 12,6 %. Un tiers du territoire reste néanmoins en zone agricole protégée par le SCOT, soit 500 hectares préservés. La commune compte huit quartiers : Belles Terres, Bourg - Centre-ville, Briqueterie, Buisson / May-Four / Pellevoisin, Croisé-Laroche / Rouges-Barres, Mairie / Quesne, Plouich / Clemenceau / Calmette, et Pont / Montplaisir.

Histoire et patrimoine bâti de la commune

L'histoire de Marcq-en-Barœul remonte à l'Antiquité. Après la conquête romaine de Jules César, une villa gallo-romaine mise au jour près de la Marque en 1965 atteste d'une présence colonisatrice. Au Moyen Âge, la commune servait de territoire de chasse aux rois carolingiens. La garnison de Menin incendia une grande partie du village en 1580 ; Louis XIV y logea lui-même en 1667, au château dit la Tour-de-Marcq.

Le XIXe siècle marque le basculement industriel. Le 12 novembre 1900, l'explosion de la fabrique de feux d'artifice de la Rianderie fit trois morts. Plus marquant encore : c'est à Marcq-en-Barœul que le premier Carambar fut fabriqué en 1954, dans les locaux de la chocolaterie Delespaul-Havez, fondée par l'ingénieur Hector Franchomme.

Le patrimoine architectural mérite l'attention. L'Hôtel de Ville, construit en 1936 par les architectes René Gobillon et Gaston Trannoy, inaugure le 27 juin 1937. La maison Art-Déco Jules Notelaers, réalisée en 1933 par l'architecte belge R. Vandenheede au 21 avenue Foch, est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1995. L'église Saint-Vincent, datant du XVIe siècle et inscrite en 1987, abrite deux toiles de Pharaon de Winter peintes en 1881. La Chapelle du Lazaro, classée monument historique en 1951, complète cet ensemble patrimonial.

Édifice Date Statut
Maison Jules Notelaers 1933 Inscrite MH en 1995
Église Saint-Vincent XVIe siècle Inscrite MH en 1987
Chapelle du Lazaro Non datée Classée MH en 1951
Hôtel de Ville 1936-1937 Édifice public remarquable

Économie et transports : un pôle métropolitain actif

Marcq-en-Barœul représente le quatrième pôle économique de la Métropole européenne de Lille. Son territoire accueille près de 3 500 entreprises, dont 1 500 unités économiques actives comprenant 500 commerces et services. Le secteur tertiaire domine largement avec 80 % des activités.

Parmi les acteurs industriels majeurs, le Groupe Lesaffre, leader mondial de la levure, est implanté en plein centre de la ville. Eurocandy fabrique le Carambar. Le Groupe Holder, connu pour ses enseignes nationales dans la boulangerie et la restauration, complète ce tissu économique dense réparti dans plusieurs zones d'activités comme le Parc d'Affaires du Château Rouge ou le Parc de la Marque.

Le niveau de vie dépasse clairement les moyennes locales. Le revenu fiscal médian par ménage atteint 29 490 €, contre 21 340 € pour le département et 23 080 € pour la France métropolitaine. Le taux de chômage s'élevait à 9,9 % en 2020, bien en dessous des 16,3 % départementaux.

Côté mobilité, la commune se positionne sur le nœud du tramway d'Alfred Mongy, desservie par les lignes R (vers Roubaix) et T (vers Tourcoing) avec cinq stations : Saint-Maur, Buisson, Brossolette, Clemenceau-Hippodrome et Croisé Laroche. Le réseau Ilévia assure la desserte par bus via les Lianes 5 et 91, et plusieurs autres lignes. L'autoroute A22 et la RN356 traversent la commune. Le Grand Boulevard a été ouvert le 4 décembre 1909 entre Lille, Roubaix et Tourcoing, un axe structurant dont Marcq constitue le nœud historique.

Sports, culture et cadre de vie à Marcq-en-Barœul

Franchement, peu de villes de cette taille offrent autant d'équipements sportifs. L'hippodrome Serge-Charles, construit en 1931, s'étend sur 30 hectares et reste le seul hippodrome actif du département du Nord. Ses pistes impressionnent : 1 500 mètres pour la piste intérieure en herbe, 1 665 mètres pour la piste extérieure en cendrée.

Les clubs sportifs sont nombreux et souvent de bon niveau :

  • L'Olympique marcquois rugby, créé en 1971, compte 600 licenciés et évolue en Fédérale 2 depuis 2017, avec un parrainage du Stade toulousain depuis 1999.
  • Le Volley Club Marcq-en-Barœul évolue en Ligue A Féminine, première division nationale.
  • La Ligue des Flandres de tennis a son siège sur la commune et a accueilli la Coupe Davis en 1987, avec une victoire de l'équipe de France contre la Corée du Sud 5-0.
  • L'Olympique Marcquois de Football, fondé en 1921, joue en National 3 au stade Georges Niquet (2 500 places).

La vie culturelle n'est pas en reste. La médiathèque La Corderie, installée dans l'ancienne corderie Delobel, propose un hall d'exposition permanent. Le cinéma Pont des Arts dispose de trois salles de 210, 120 et 80 places. Le Musée régional des télécommunications en Flandres et deux théâtres (Charcot et de la Rianderie) complètent l'offre. La ville s'est jumelée avec Gladbeck en Allemagne dès 1964, puis avec Ealing en Angleterre (1978), Poggibonsi en Italie (2000) et Kuurne en Belgique (2009). Son Observatoire de la biodiversité, ouvert en décembre 2024, symbolise un engagement environnemental qui mérite d'être suivi de près.

L'auteur

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Romain

Rédaction de Le JSD.

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