Samedi 13 juin 2026

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Expo bien dans la tête : une sensibilisation créative

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Par Cécile
6 min de lecture
Expo bien dans la tête : une sensibilisation créative

Sensibiliser à la santé mentale avec créativité : c'est exactement ce que font plusieurs expositions en France en ce moment. Pas question ici de posters informatifs accrochés à un mur. Ces dispositifs immersifs misent sur l'interaction, l'art et la participation active pour toucher un public qui, souvent, ne pousse pas spontanément les portes des structures de soin. Tour d'horizon de ces initiatives qui prennent la tête... dans le bon sens du terme.

Quand les expositions interactive deviennent outils de prévention

Impossible d'ignorer le dispositif lancé dans le centre commercial Westfield Rosny 2, Porte 7, en Seine-Saint-Denis. L'espace départemental du Tête à Tête, créé par le Département et piloté par Evelyne Dorvillius, propose une exposition directement là où les jeunes se trouvent : dans un mall. L'idée est aussi simple que radicale. Plutôt que d'attendre que les 13-25 ans viennent consulter, on va les chercher entre deux boutiques.

L'exposition y présente deux ateliers distincts. Le premier invite à décrire son humeur avec des mots concrets : "dents serrées", "brouillard", "en panique", "plein d'énergie". Ça paraît basique, mais mettre un mot sur un état émotionnel reste l'un des premiers outils thérapeutiques reconnus. Le second atelier prend la forme d'un Tétris géant posé au sol. On lance un dé, on choisit une brique correspondant à une idée reçue sur la santé mentale, et on joue avec les représentations. Franchise totale : c'est malin.

La chasse aux 9 QRcodes disséminés dans l'espace guide les visiteurs vers des ressources concrètes pour aider les jeunes en difficulté. Quatre témoignages de jeunes, avec histoires reconstituées à partir de vraies rencontres au Tête-à-tête (noms et âges modifiés, voix prêtées par d'autres personnes), complètent le parcours pour favoriser l'empathie. L'exposition est ouverte du lundi au samedi de 10h à 18h30, sauf le mardi et le jeudi matin. Des intervenants du Tête à Tête restent disponibles pour un apport pédagogique. L'inauguration s'est tenue en présence de Magalie Thibaut, vice-présidente en charge des solidarités et de la santé au Département de la Seine-Saint-Denis.

Santé mentale et création artistique : un dialogue fertile

Le 17 octobre 2025, de 9h à 17h, le Mucem a accueilli la seconde édition de "Bien dans ma tête", un forum examinant le lien entre santé mentale et création artistique. Marie Le Marois, journaliste de Marcelle media, en assurait la modération. La journée commençait fort : une session sur la question "L'art est-il bon pour la santé ?" interrogeait la capacité de la création à libérer les émotions et favoriser le bien-être.

La projection du documentaire "Les mondes de Don Quichotte" de Matthieu Parent (2024, 52 minutes) a particulièrement marqué les esprits. Ce film suit le théâtre Astronef, situé au milieu de l'hôpital psychiatrique Édouard Toulouse dans les quartiers Nord de Marseille. Les échanges qui ont suivi réunissaient Thierry Acquier (directeur du Centre Hospitalier Edouard Toulouse), Marie Laigneau Bignon et André Péri (co-directeurs). L'après-midi portait sur l'art-thérapie et la muséothérapie, ainsi que sur la convention interministérielle "Culture et Santé" signée le 21 juillet 2025. Un atelier d'écriture clôturait la journée, accessible sur inscription sur place le matin même.

Voici les grandes thématiques couvertes par cette journée :

  • Passerelles entre création artistique et bien-être psychologique
  • Expériences d'art-thérapie et de muséothérapie en milieu hospitalier
  • Enjeux de la convention "Culture et Santé" sur les politiques publiques
  • Témoignages de professionnels de soin et d'artistes en milieu psychiatrique

L'expo qui interroge le cerveau et la mémoire

Du 30 août au 12 octobre, le BIOME, Jardin, Serre, Fabrika, sur le Campus de la Bouloie à Besançon (16 route de Gray), accueillait "L'Expo qui prend la tête". Accès libre et gratuit pour tous à partir de 6 ans, les samedis et dimanches de 14h à 18h. La promesse : déconstruire les idées reçues sur l'apprentissage et les capacités cognitives, via des jeux, des ateliers et des réalisations artistiques.

Co-construite avec des chercheuses du laboratoire neurosciences de Besançon (LINC UMR 1322 INSERM) dans une démarche de sciences participatives, l'exposition a été imaginée par l'Université Marie et Louis Pasteur. L'artiste Emilie McDermott y exposait ses travaux, avec une scénographie et des graphismes signés Lucile Sœur. Le Pavillon des Sciences et le Fablab des Fabriques figuraient parmi les partenaires.

Partie de l'exposition Thématique abordée
Mémoires La notion de mémoire et ses multiples facettes
Cerveau Le rapport entre matière grise et intelligence
Stratégies Des tactiques d'apprentissage concrètes
Participation Projets de recherche régionaux co-construits avec des citoyens
Transmission Trajectoires personnelles et rapport au savoir

Franchement, cette approche co-construite avec des chercheurs change tout. Les expositions participatives ancrées dans la recherche scientifique ont bien plus d'impact que les formats descendants classiques. Le lien entre bien-être mental et qualité de l'environnement bâti rejoint d'ailleurs d'autres enjeux du quotidien : si vous vous interrogez sur l'isolation thermique et son influence sur le confort de vie, vous touchez au même fond, celui d'un cadre de vie qui préserve la santé globale.

Des formats d'exposition à adapter selon votre profil de visiteur

Ces dispositifs s'adressent à des publics très différents. Pour aller plus loin dans votre démarche et choisir l'expérience qui vous correspond, voici les essentiels pratiques à retenir.

L'exposition photographique "Bonne santé et bien-être" proposée par emlyon business school cherche l'Objectif Développement Durable n°3 des Nations Unies à travers douze regards artistiques venus d'Éthiopie, des États-Unis, de Belgique, du Cambodge et du Nigéria. Des photographes comme Lionel Jusseret (santé mentale), Aida Muluneh (maladies tropicales négligées) ou Gregg Segal (alimentation et sport) y livrent des images percutantes. L'exposition reste accessible sur le campus Lyon jusqu'à mars 2026, puis sur le campus Paris jusqu'en juillet 2026.

Au Musée des Confluences (86 quai Perrache, Lyon 2e), l'exposition "Le monde en tête" présente plus de 500 coiffes extra-européennes réunies par Antoine de Galbert pendant plus de 20 ans et offertes au musée en 2017. Organisée en 13 univers thématiques avec un quiz interactif de 13 questions, c'est une invitation à étudier autrement ce que "bien dans sa tête" peut signifier selon les cultures. Tarifs : 9 euros plein tarif, 6 euros réduit, 5 euros pour les 18-25 ans en activité, gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants de moins de 26 ans. Le musée ouvre du mardi au vendredi de 11h à 19h, samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 19h.

L'auteur

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Cécile

Rédaction de Le JSD.

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