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JUDO / Au bonheur des dans

Depuis des années, le Sdus, club phare du judo dionysien, entre de bonnes mains, s’appuie sur la formation et fait vivre son art-martial à travers plusieurs événements.
Entraînement du baby judo le jeudi soir au palais des sports Auguste-Delaune
Entraînement du baby judo le jeudi soir au palais des sports Auguste-Delaune


Trois bambins en kimono, recroquevillés sur le sol. En rang derrière eux, leurs camarades s’élancent les uns après les autres en les enjambant d’une aérienne roulade avant. Les claquements sourds de leurs chutes sur le tatami rythment cette deuxième heure de cours. « Lance mieux ta jambe Théo ! », assène l’un des deux professeurs. En ce jeudi soir au palais des sports Auguste-Delaune, les gamins du baby-judo apprennent à tomber, un savoir-faire primordial de cet art martial. 


Au centre du tatami, une dame d’un petit mètre soixante rétablit le silence : « Allez, tous debout et on salue son partenaire ! » Sur sa ceinture, le rouge et le blanc s’alternent, signe d’un grade de 7e dan. Seules dix femmes en France ont atteint ce niveau. Catherine Andreazzoli fait partie de ce cercle restreint. Elle est directeur technique du Sdus judo, le club de sa vie. C’est ici qu’elle s’est forgée depuis quarante ans un solide palmarès, qui comprend entre autres sept titres nationaux et cinq continentaux.


La plus grosse section judo de la ville

Avec 350 adhérents, le Sdus est la plus grosse section judo de la ville. Sa responsable le définit comme « un club formateur et innovant, qui n’hésite pas à organiser des événements, à prendre des initiatives». Parmi celles-ci, une cinquantaine d’enfants, du baby-judo aux minimes, ont été conviés en novembre dernier à un tournoi international à Turin. « Chaque année, nous essayons d’organiser quelque chose qui sorte de l’ordinaire. L’an dernier c’était un stage de ski. Le judo c’est dur, cela reste un sport de combat et c’est pour ça qu’il est important de fédérer le groupe, de se retrouver ensemble dans d’autres circonstances »,explique-t-elle.


Un souci du collectif qui semble porter ses fruits. Cette saison, le Sdus a obtenu d’honorables résultats dans plusieurs catégories d’âges. Chez les benjamins, trois judokas s’apprêtent à disputer la finale de Ligue départementale. Un judoka junior et un senior de la section ju-jitsu sont chacun engagés en Coupe de France. Seules déceptions du côté des cadets qui ont manqué de peu la qualification en tournoi régional et des juniors qui se sont arrêtés aux portes du championnat de France.


Un séjour de formation chez les champions

Parmi les autres satisfactions de la saison, cinq judokas ont été promus ceintures noires cette année. Le Sdus peut assumer sereinement son statut de club formateur. C’est dans cette optique que Catherine Andreazzoli prépare un diplôme d’Etat supérieur. Une formation qui l’a conduite récemment jusqu’à la terre natale de son art-martial, le Japon. « Je suis allée étudier la méthodologie des Japonais à l’entraînement. Nous suivions les interventions d’anciens champions mondiaux ou olympiques qui nous ont détaillé leurs techniques. »


Un séjour au cours duquel elle fût marquée par la discipline des judokas locaux : « Les occidentaux sont moins habitués à souffrir, à la répétition des gestes. Au Japon, si le prof dit de faire 200 pompes, les élèves le font sans broncher même si leur corps ne suit plus. Il y a un respect de la hiérarchie incroyable, proche de la soumission. C’est culturel.» Derrière elle, les judokas en herbe finissent de peaufiner leurs techniques de combat au sol dans un léger brouhaha de fin de séance. Ce n’est pas encore le Japon, mais le Sdus judo à de beaux jours devant lui.

Corentin Rocher


Tous amis sur le tatami !

Le dimanche 1er juin au palais des sports, le Sdus organise la traditionnelle Coupe de l’amitié, rebaptisée Coupe Dante Andreazzoli, du nom de l’ancien président du club décédé en 2012. Plusieurs centaines de jeunes judokas, de 4 à 12 ans et issus de toute la région, ont été conviés pour cette compétition amicale. Le tournoi sera encadré par les adultes du club, qui prennent en charge l’installation des tables, la pesée, l’arbitrage et accompagnent les enfants jusqu’au podium où tous recevront une médaille. « Il s’agit d’un tournoi où les enfants doivent s’épanouir grâce au judo et passer un bon moment. Nous faisons en sorte que chacun participe à trois combats, qu’il gagne ou qu’il perde,explique Catherine Andreazzoli. Et le soir même, on fera la fête autour d’un barbecue ! »

C.R.

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