Portrait

Martine Lefuel : bien dans son basket

MARTINE LEFUEL
MARTINE LEFUEL


Elle est passionnée de basket. Une vraie de vraie, reconnaissable à un signe qui distingue les fanas des autres : elle se lève la nuit. « Avec mon fils Cyril, on s’est souvent réveillé à 3h du matin pour regarder la NBA ou les JO ! », s’amuse Martine Lefuel. Mais si l’amour de la balle orange lui prend tout son temps libre aujourd’hui, c’est en tant que présidente de la section basket-ball du Sdus. « Depuis quand ? Au moins vingt ans ! » L’histoire est classique et démarre par l’intermédiaire du fiston. « Je ne l’ai pas obligé à choisir ce sport, mais je l’ai orienté et je suis bien contente qu’il ait aimé. » Très vite, Martine est sollicitée. Une semaine plus tard, elle est secrétaire du club et ne cessera plus de s’investir, sur les parquets et en dehors. « On a monté une équipe de mamans et puis j’ai intégré l’équipe première. Il m’est même arrivé de jouer pour les deux formations en un seul week-end. Là encore, c’était trop. J’y ai laissé mes deux genoux… Mais quand j’y vais, j’y vais ! » Martine rigole doucement, avec bon cœur.


« Je tiens à rester bénévole. C'est une valeur importante, une philosophie »

Née à Paris, en 1957, elle arrive toute petite à Saint-Denis. « Je n’ai connu qu’ici. Mes parents étaient employés à la Ville. Mon père comme chauffeur puis aux serres municipales. Ma mère dans les cantines scolaires avant d’être gardienne à Félix-Faure. » Devenue adulte, Martine part travailler en Normandie, dans les cosmétiques. L’usine ferme et elle revient, mais pas toute seule : elle a rencontré son mari, Jean-Robert. « Je l’ai entraîné dans ma passion pour le basket. Sinon on ne se serait pas beaucoup vu… » C’est que Martine est au four et au moulin pour le Sdus : relations avec les partenaires, recherches de subventions, administration, plannings des compétitions, dialogue avec les parents et projets à bâtir avec les entraîneurs. Un vrai travail au quotidien, qu’elle a toujours souhaité bénévole. « Je tiens à le rester. C’est une valeur importante, une philosophie. On parle de plus en plus d’argent et je le déplore. On est obligé de mettre les sous pour avoir une structure et des équipes qui tiennent la route. Heureusement, le fait d’être à trois clubs, ça mutualiseles moyens humains et économiques. » Martine fait référence à l’Union élite passée entre le Sdus, le BC Courneuvien et le CS Les Lilas-Romainville, qui totalise plus de 800 adhérents.


« Je donne beaucoup, mais je reçois beaucoup aussi »

« On a toujours été un club formateur, qui se reconstruit à mesure que les jeunes partent dans des centres de formations ou dans d’autres clubs. C’est très bon signe sur notre travail. Mais on souhaite désormais proposer un projet évolutif, aller au plus haut niveau chez les jeunes comme les seniors, et donner l’envie de l’élite dès l’école de basket. » Même si cela ressemble parfois à une entreprise à gérer, le jeu en vaut la chandelle. « Je ne suis pas toute seule. On est beaucoup de passionnés. Je donne beaucoup, mais comme je dis toujours, je reçois beaucoup aussi. C’est une grande famille. J’ai trouvé du soutien quand mon mari est décédé en 2010. »

Au civil, Martine a aussi le souci des autres. Entrée au service santé de la Ville en 1983, elle est aujourd’hui responsable du service gestion de la direction. « La santé publique, c’est très varié et très intéressant. Ce n’est pas une compétence directe des villes, mais ici on a une offre de soin municipale qui est importante et riche, avec quatre centres de santé et six PMI. On ne répond pas à tout, mais on essaie », apprécie Martine.

Aurélien Soucheyre

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