Sports

Tennis / Le Sdus veut ramener les filles sur les courts

Tournoi annuel. Alors que la jeune dionysienne Cyrine Hamrouni a brillé dans le tournoi annuel de tennis du Sdus, le club déplore le manque d’intérêt des filles pour la petite balle jaune.
Du 15 au 23 février 2014, 111 matches ont été disputés à Delaune à l’occasion du tournoi annuel du Sdus tennis
Du 15 au 23 février 2014, 111 matches ont été disputés à Delaune à l’occasion du tournoi annuel du Sdus tennis


Cyrine a gagné le premier set 6/4 et elle mène 2/1 dans la seconde manche. Elle vient de prendre le service de son adversaire, Natéa, de Tremblay, et cherche à confirmer ce break. Le jeu est accroché. On sent, de part et d’autre, que c’est celui qui pourrait faire basculer définitivement la partie. Cyrine joue à domicile. Au bord du court, Pierre Arondel, le président du Sdus tennis, Danièle Glibert, la secrétaire du club, et Farid Mezzi, le directeur sportif, suivent avec attention le jeu de leur protégée. Finalement Cyrine réussit à prendre le meilleur : 3/1, service à suivre. Son adversaire ne reviendra plus dans le match. 


« C’est logique, souffle Pierre Arondel. Elle est plus régulière, et elle varie plus le jeu que l’autre fille, qui cherche juste à frapper fort. » Cyrine Hamrouni aura glané deux titres au tournoi annuel de Saint-Denis, qui s’est tenu la semaine dernière. Cette victoire, dimanche 23 février, en finale de la catégorie 13/14 ans, est venue s’ajouter à celle remportée chez les 17/18, la veille. Une belle performance pour la jeune Dionysienne.


Au clubhouse, où l’on a remis les trophées des différentes catégories filles et garçons (99 participants au total, venus de toute l’Ile-de-France, et même de Guyane pour deux d’entre eux !), Farid Mezzi n’a qu’un regret : que les joueuses comme Cyrine (classée 15) se fassent trop rares. « On a de moins en moins de filles sur les courts. Ce n’est pas propre au Sdus ni au 93, la tendance est nationale. » Malgré les efforts de démocratisation, dans les esprits, le tennis reste, ici, un sport « bourgeois » qui souffre de la concurrence des grands sports collectifs et des sports de combat, en plein essor. Et les filles, traditionnellement, n’y pensent pas. Elles sont donc invitées à venir essayer leur coup de raquette. Pourquoi pas dès le printemps, quand les trois courts de terre battue en extérieur ouvriront ? (Il y a quatre autres courts couverts, disponibles toute l’année).


Le club propose, pour les garçons comme pour les filles, l’initiation dès l’âge de 4 ans, sous forme ludique, par le mini tennis. À partir de 7 ans, les enfants peuvent apprendre les bases du jeu ou renforcer la technique nécessaire à la pratique du tennis loisir et participer à des animations sportives et extra-sportives. Ensuite, les joueurs peuvent se perfectionner à leur rythme dans les cours collectifs et dans les tournois. Le Sdus présente des équipes dans toutes les catégories d’âge, et, même sans compétition, le tennis se joue à toutes les époques de la vie. « Les doyennes sont deux dames, qui ont 87 et 89 ans, explique Danièle Glibert. Elles viennent jouer ensemble tous les jeudis. »

Sébastien Banse


Contact : Danièle Glibert au 06 09 42 19 33. http://www.sdus.asso.fr/



Sous l’arbitrage de l’assoce de Yannick Noah

Le tournoi, cette année, accueillait 99 participants C’est moitié moins que l’année dernière, mais c’est parce que le 93 expérimentait de nouvelles règles de répartition des catégories d’âge, entre les différents tournois du département. Cela faisait tout de même 111 matches à arbitrer. Ce sont des membres de l’association « Fête le mur » qui ont fait office de juges-arbitres. L’association, créée en 1996 par Yannick Noah, a pour but de faire découvrir le tennis aux enfants dans les quartiers populaires. Présente dans 29 sites en France, Fête le mur a développé, depuis, d’autres activités : accompagnement à la compétition, aide à la formation professionnelle, initiation à l’arbitrage, ouverture à la culture.

S.B.

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