En ville

Trois morts et quinze blessés dans l'incendie d'un immeuble rue Gabriel-Péri (actualisé)

Le sinistre s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche dans un bâtiment jugé insalubre et où des travaux venaient de commencer à l’initiative de la municipalité de Saint-Denis à la suite de la défaillance des copropriétaires. La ministre Cécile Duflot a rejoint sur place les élus locaux.
La façade noircie par le feu dimanche dans la matinée
La façade noircie par le feu dimanche dans la matinée


C’est vers une heure et demie que l’alerte a été donnée dans la nuit de samedi à dimanche. Le feu qui s’est déclaré sans doute au rez de chaussée, et pour une raison inconnue à l’heure ou ces lignes sont écrites, s’est propagé rapidement dans l’immeuble avec l’embrasement de la cage d’escalier, ce qui ralenti l’intervention des sauveteurs.

Pas moins de 220 pompiers ont été mobilisés sur le sinistre et les voisins du bâtiment, proche de la place de la Résistance et de la Déportation, ont été un moment évacués par précaution.

Dans un appartement du premier étage deux corps ont été découverts. Et seize personnes blessées, quatre gravement, et deux pompiers figurent parmi les blessés.Un des blessés, qui s'était gravement blessé en chutant sur la chaussé est décédé mardi soir des suites de ses blessures) Plusieurs des occupants ont sauté par les fenêtres et souffrent de diverses fractures.

Le maire Didier Paillard et son adjoint Stéphane Peu ont indiqué sur place que l'immeuble de cinq étages, de style haussmanien était devenu insalubre. En raison de la carence des copropriétaires qui en dépit d’injonctions administratives n’ont pas réalisé de travaux d’entretien du bâtiment.

Se substituant à eux la municipalité venait d'entreprendre des travaux d'urgence: "il s'agissait de sécuriser le système électrique, de purger la façade, de dégager les conduits de cheminée et de consolider les planchers de cet immeuble". Depuis un certain temps, cet immeuble était aussi devenu un lieu de squats et de trafics. L''immeuble  comptait une cinquantaine d'habitants et aucun enfant ne figure parmi les victimes.

Pour Didier Paillard "ce drame terrible redit l’urgence de la résorption de l’habitat insalubre privé qui constitue pour nous une priorité. L’immeuble fait partie des bâtiments insalubres privés ciblés par le Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), qui mobilise près de 70 M€ d’argent public et privé, dont 21M€ de la Ville de Saint-Denis et la communauté d’agglomération Plaine commune. L’urgence nécessite d’accélérer les possibilités pour les pouvoirs publics de se substituer aux propriétaires privés défaillants voire indélicats, au travers des procédures de déclaration d’utilité publique".

Outre les élus, le préfet Christian Lambert s’est rendu sur place et la police judiciaire a été chargée de l’enquête. Et dimanche matin, alors que des fumées s'échappent encore du bâtiment, l'émotion est vive dans tout le secteur.

La ministre du logement Cécile Duflot s'est rendue sur place et elle a souligné que "le relogement de toutes les personnes qui ont dû être évacuées sera assuré d'ici ce soir". La ministre a ajouté que "ça renforce la détermination du gouvernement et la mienne de considérer que le logement est un bien de première nécessité et qu'on ne peut accepter que des gens vivent dans des situations aussi périlleuses, au risque de leur vie (…) la question du logement insalubre est évidemment une question centrale sur laquelle nous allons tous travailler".

De son coté, Manuel Valls, ministre de l'intérieur, a pointé "la nécessité de rénover ces immeubles et d'en finir avec cette misère, cette insalubrité, ces squats, qui piègent des pauvres gens". Quant à Stéphane Peu, il a rappelé que "sur une dizaine d'années, une trentaine de personnes sont mortes à Saint-Denis à cause de l'habitat indigne, dans des incendies ou dans des effondrements".
G.R.

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