Cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie
: pique-nique commémoratif et festifLa date du 5 juillet 1962 marque le jour de l’indépendance algérienne et est devenue fête nationale dans ce pays. Jeudi 5 juillet 2012, le double événement était fêté par quelque 300 personnes salle de la Légion d’honneur à Saint-Denis.
Comme point final d’une programmation proposée par la Ville de Saint-Denis à l’occasion des commémorations du cinquantenaire de l’indépendance algérienne, un banquet pique-nique avait été fixé le 5 juillet, fête nationale algérienne et jour officiel de l’indépendance du pays.
Le repas et les animations devaient se dérouler sur la place Victor-Hugo, devant la mairie. Des tables avaient d’ailleurs été installées à cet effet dans l’après-midi. Mais qui aurait pu le prévoir, la météo étant particulièrement capricieuse et le ciel se couvrant de nuage tout au long de l’après-midi, l’affaire semblait mal partie.
Aux alentours de 17h30, il fût décidé de « délocaliser » le repas salle de la Légion d’honneur et, grâce à la bonne volonté d’employés communaux notamment, à 19h, le lieu fut fin prêt. Et même si le groupe musical attendu ne fût pas de la partie, Rabah Mehdaoui a lu, accompagné d’un joueur de gambri (1) dionysien, des textes de Kateb Yacine, Victor Hugo et Fondane, déclarant que « né à Saint-Denis d’origine algérienne, [il] se sentait très universel ».
Georges, connu pour ses participations à des ateliers de slam, a lu des textes d’Aimé Césaire et spécifiquement un hommage rendu par le poète à Frantz Fanon, connu pour son engagement anticolonial.Parc Fatima Bedar
Le maire (2) a pris la parole pour rappeler le lien entre Saint-Denis et l’Algérie, tant au présent à travers la coopération décentralisée avec Larbaa Nath Irathen que par le passé à travers l’engagement d’Auguste Gillot, maire de Saint-Denis à l’époque de la guerre d’Algérie, auprès de ceux qui réclamaient l’indépendance.
Didier Paillard a évoqué son souvenir de l’inscription « Voter Gillot, c’est voter bicot » qui s’étalait sur le pont SNCF de la rue Paul-Éluard au début des années soixante. Il a aussi profité de l’occasion pour annoncer le choix de la municipalité de donner le nom de Fatima Bedar, morte noyée le 17 octobre 1961, au parc en construction dans le quartier de la Gare.
La soirée s’est poursuivie à table pour les trois cents présents. Le couscous était préparé par Méryem Allou du Couscous des dunes installé quartier Plaine. L’APCV (Association de promotion des cultures et des voyages) proposait boissons et spécialités algériennes et les membres de l’association Comme un poisson dans l’eau avaient préparé des pâtisseries orientales. Et ceux qui avaient terminé leur repas avaient le choix de continuer à échanger avec les voisins ou de rejoindre la piste de danse.
Véronique Le Coustumer
(1) Sorte de luth en bois recouvert d’une peau de mouton feutrée et monté avec deux ou trois cordes.
(2) Élus municipaux notamment présents : Rose Gomis, Nadia Ghassab, Jaklin Pavilla, Bally Bagayoko, Martine Kerhouas-Lasser, Agnès Renaud, Laurent Russier, Georges Sali, Stéphane Privé.
Publié le 07-Jul-2012 19:37 | Lien vers cet article | Imprimer l'article | Envoyer cet article à un ami | 0 réaction(s) |
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