Conduire un autobus… c’est un challengeSamedi 17 mars, sur la piste du centre de formation de la RATP, entre les voies ferrées du réseau nord et le site Christofle, tout près du canal Saint-Denis, s’est déroulé le challenge des conducteurs. En prévision du Bus d’Or européen…
On pourrait croire que conduire un autobus ce n’est pas difficile. Eh bien ce n’est pas tout a fait vrai. Ce lundi matin, rue Croizat, près du canal Saint-Denis, sur la piste du centre de formation, Olivier Petit, le responsable de la formation continue des machinistes à la RATP remet en place les balises jaunes ou blanches des circuits et explique le fonctionnement du centre de formation. C’est ici que les machinistes de la régie ont préparé les épreuves du challenge. À raison de deux concurrents par centre bus, soit 42 personnes au total. Au final, les deux meilleurs pilotes (plus un suppléant) seront appelés à participer début juin à la Porte de Versailles, au Bus d’Or, une compétition disputée dans le cadre du Salon européen de la mobilité, organisé tous les deux ans par le Gart (groupement des autorités responsables des transports) et l’UTP (Union des transports publics). Avec, comme pour le challenge interne, des épreuves de maniabilité, de conduite économique, de freinage de sécurité. Une épreuve de conduite réelle dans Paris est aussi prévue, avec des juges dissimulés parmi les voyageurs ordinaires… Lors de la précédente édition, la RATP qui participe au challenge depuis 1998, a remporté les deux premières places. Mais rien n’est assuré à l’avance quand ont sait qu’une cinquantaine de villes de province seront sur la ligne de départ, ainsi qu’une dizaine de réseaux européens. Notamment les Suisses de Lausanne, qui pourraient bien tenter de se faire remarquer… Au quotidien, les 12 000 m2 de la piste de Saint-Denis sont utilisés tous les jours pour la formation initiale ou continue. Et c’est aussi là que se rendent les inspecteurs du permis de conduire qui délivrent le formulaire D, indispensable pour transporter des passagers. « Nous organisons pour chaque machiniste (environ 14 000) cinq jours de formation continue par an, notamment ici » explique Olivier Petit, qui met en avant « le souci constant de la sécurité ». Il faut savoir qu’un bus standard, avec ses 12 mètres de long et 2,5 mètres de large ne se conduit pas comme une petite voiture, ni comme une grosse. En pilant à 40 km à l’heure, il à besoin de 6 m pour s’arrêter. Et dans le flot de la circulation, les deux roues, qui ont le droit d’emprunter les couloirs réservés, viennent un peu compliquer les choses. Sans oublier bien sur la montée et la descente de voyageurs parfois très pressés… Une fois assis pour la première fois derrière le volant, on se rend compte très vite que la conduite se fait autant en regardant devant que dans les deux gros rétroviseurs à droite et à gauche. Il faut tout anticiper. Savoir que le museau de l’engin dépasse d’au moins 2,5 mètres les roues avant, et pareil derrière. Heureusement, les vitesses passent automatiquement… « c’est bien pour une première expérience » sourit olivier Petit. Autre bonne nouvelle, la RATP recrute. Elle a adopté le CV anonyme. Aucun diplôme n’est obligatoire. Il faut juste se rendre sur son site internet : http://www.ratp.fr. Et maintenant bon voyage. Gérald RossiDevenir machiniste
Publié le 20-Mar-2012 22:48 | Lien vers cet article | Imprimer l'article | Envoyer cet article à un ami | 1 réaction(s) |
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