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Stock-car : Michel Le Berre veut boucler la boucleAprès quarante ans de compétition, il annonce son retrait de la course. Derniers tours de roues le 24 juillet à Aillant-sur-Milleron. Son fils Cédric continue l’aventure toujours avec le Saint-Denis Union Sports.


« À un moment, il faut savoir s’arrêter », annonce sereinement Michel Le Berre, président et fondateur de la section stock-car du Sdus, pour laquelle il pilote depuis vingt-sept ans. « Ma première course, c’était dans le Loiret avec une Simca P60, et pour la fin ce sera pareil. J’ai envie de boucler avec ce modèle dans la même région, le 24 juillet prochain à Aillant-sur-Milleron », prévient-il.


Une épreuve de super stock car organisée par ses soins, à laquelle il participera avec son fils Cédric, deuxième pilote du club depuis 2003, qui roulera en Golf, une voiture peu adaptée à l’épreuve qu’il affectionne malgré tout.


C’est que la passion guide avant toute chose les membres du groupe. « Elle est venue il y a 40 ans dans l’Oise, en croisant par hasard l’équipe du Red Star de Saint-Ouen, se remémore Michel. Je l’ai intégrée comme petite main en 1970 et au bout de deux ans, les gars du club m’ont préparé une voiture pour une course. J’ai tout de suite été bon et on m’a engagé comme pilote alors que je ne venais pas du tout du milieu automobile. »


L’aventure audonienne s’arrête seize ans plus tard, et Michel décide de créer un club dans sa ville, à Saint-Denis. « J’ai tout de suite eu le soutien du club omnisport, grâce à Jean Morize et Joël Robot, et pendant vingt-cinq ans on est resté dans un garage proche de la gare, qui a été rasé avec la réhabilitation du quartier », raconte-t-il.

" Dans les années folles, 20 à 25 courses par an "

L’équipe travaille depuis un an dans un atelier situé rue du Landy, quartier Plaine, où les voitures sont préparées avec grand soin en vue du jour J. Par exemple, Dimanche 26 juin, Cédric participait à la Coupe de France de stock-car à Neuvy-en-Mauges dans le Maine-et-Loire.


Sa belle R21 aux couleurs du Sdus, chouchoutée depuis septembre dernier pour l’événement, a pris quelques coups et fait un tonneau. Rien de bien grave grâce aux renforcements en métal sur les ailes et autour du moteur. « J’ai roulé à une moyenne de 50 km/h et participé à quatre manches sans pouvoir accéder à la finale, mais je me suis bien amusé », déclare le jeune pilote, qui avait prévu de se faufiler entre de bien plus gros adversaires pour espérer continuer.


« Dans les années folles, je participais à entre 20 et 25 courses par an. Pendant dix ans, je cassais même une 204 par dimanche ! », se souvient Michel. Aujourd’hui, le club réalise une petite dizaine de déplacements par an. Une bonne partie de la saison se déroule ainsi au garage, avec l’équipe technique, dans laquelle Éric, Yves, Mitou, Jonathan, Hugo, Mat, Séverine, Ludovic restent fidèles au poste pour préparer les véhicules, qui voyagent partout en France et en Europe où les grand prix attirent de 1500 à 15 000 personnes en fonction des années.


C’est surtout le plaisir de participer et la passion qui priment, les gains restants festifs et symboliques. « On remporte parfois un poulet », s’amuse Michel, qui reprendra pour une dernière course son numéro 3 fétiche depuis une troisième place acquise lors des championnats de France de Lescheroux, en 1975.


Aurélien Soucheyre


Stock-car et super stock car, mode d’emploi

Ces deux courses se déroulent sur un circuit ovale de 200 mètres en terre battue. Les points de position accumulés sur les 7 manches permettent de l’emporter, auxquels s’ajoutent les points de collision et de tonneaux provoqués sur l’adversaire en stock-car. « Il faut une bonne voiture, un bon pilote et pas mal de chance ! », lance Michel, qui souhaite « avant tout faire plaisir au public, car il s’agit d’un spectacle ». Ce qui ne l’a pas empêché de remporter la Coupe du monde de super stock car en 1994 à Bercy.


« En super, il faut obligatoirement un véhicule de moins de 4 mètres n’ayant jamais concouru par course, davantage basé sur la position et la vitesse. En stock-car, la voiture peut être au départ tant qu’elle dure, ce qui permet d’affiner les réglages d’une course à l’autre, à condition qu’elle ne soit pas trop abîmée », dévoilent les deux pilotes, passionnés par une discipline qui réclame beaucoup d’équipement mais qui reste « le plus accessible des sports automobiles ».


A.S.



Publié le 20-Jul-2011 22:19 | Actualisé le 20-Jul-2011 23:24 | Lien vers cet article | Imprimer l'article | Envoyer cet article à un ami | 0 réaction(s) |

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