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Ce week-end des 25 au 26 avrilLa Fête des tulipes a 20 tigesRendez-vous dans le parc de la Légion d'honneur

20 ans. Le bel âge. Malgré Nizan (1), malgré ce qu’on peut dire de la difficulté d’être jeune, le vingtième anniversaire de la Fête des tulipes sacre d’abord un événement parvenu à maturité et devenu incontournable dans la vie de Saint-Denis. 20 ans, l’occasion était belle de faire un petit retour sur ces vingt éditions avec celle qui en est la cheville ouvrière depuis le début. La maman des tulipes, en quelque sorte. Françoise Arvesen, c’est elle, chargée des fêtes et événements à la direction de la culture, raconte les débuts de l’initiative dont l’objectif premier était de faire découvrir le parc de la Légion d’honneur. « Un an auparavant, il y avait eu un salon du jardinage et du fleurissement qui avait rencontré un grand succès. De plus, le parc de la Légion d’honneur, ouvert au public depuis 1974, était méconnu du public. La Ville voulait alors valoriser cet espace vert en plein centre-ville. » La première année, en 1989 donc, cette première manifestation s’intitule Promenade dans un champs de tulipes. Mais pourquoi les tulipes ? « C’est la seule fleur qui éclot en avril et avril est un mois moins chargé que mai ou juin pour organiser une manifestation », précise Françoise.

Un tournant dans l’évolution de la fête


Au début, des invités prestigieux viennent faire des conférences : Michel Lys chroniqueur à France Inter, Michel Cardoze, journaliste météo, Alain Bombard… « Il s’agissait surtout à l’époque d’un événement floral et environnemental. Ce n’est qu’à partir de 1993 que la fête est devenue aussi, puis surtout, une manifestation culturelle. » Cette année-là, le compositeur Nicolas Frize fait entendre des chants d’oiseaux. « Ce fut un tournant dans l’évolution de la fête qui va accueillir de plus en plus de spectacles. » Le succès est au rendez-vous et, année après année, les visiteurs se font plus nombreux.

« De nombreux enfants viennent à la fête»


Un deuxième tournant de la Fête des tulipes a lieu en 1999, pour son dixième anniversaire, lorsqu’une véritable ferme est réalisée par l’équipe des espaces verts de la Ville. « Le cochon a eu cette année-là un joli succès », sourit Françoise. En 2004, quelques mois après le Forum social européen à Saint-Denis, la Confédération paysanne fait participer des producteurs fermiers à la fête. « Cela donne un sens à cette fête où l’économie solidaire est aussi présente. » Mais les spectacles et animations prennent une place de plus en plus importante. Il faut dire que ce cadre champêtre, convivial, s’y prête à merveille. De nombreuses compagnies de théâtre de rue se sont ainsi produites à la fête. « Je les choisis en fonction de leur qualité, de leur diversité et de leur possibilité d’être vues par tous les publics, car de nombreux enfants viennent à la fête. » Françoise Arvesen mise beaucoup sur le burlesque, la musique, le jonglage, mêle des formes simples avec d’autres plus élaborées, occupe divers lieux du parc créant ainsi un éclat de spectacles sans cesse renouvelé.
La vingtième édition ne dérogera pas à la règle. « La musique tiendra une grande place avec, outre les orchestres déambulatoires, un concert, dimanche après-midi, par le musicien africain So Kalmery. C’est quelque chose que l’on teste cette année, et que l’on reconduira si ça marche ! » Car ce n’est pas parce qu’on a 20 ans qu’il faut se croire arrivé ! Les années futures de la Fête des tulipes sont déjà en réflexion. Avec quelques pistes à explorer : « Être attentif aux attentes du public d’abord, au renouvellement des spectacles, pourquoi pas imaginer d’élargir les heures d’ouverture… Mais en priorité, nous souhaitons approfondir une démarche qui a déjà été initiée, celle de nous adresser aux jeunes et de travailler avec eux. » Histoire d’avoir toujours 20 ans…
Benoît Lagarrigue

(1) « J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. » – Paul Nizan, Aden Arabie (1939).



ÉCLAIRAGE


Le parc de la Légion d’honneur



Le parc de la Légion d’honneur faisait partie du domaine de l’ancienne abbaye royale de Saint-Denis dont les bâtiments reconstruits au XVIIIe siècle devinrent, sous Napoléon 1er, la Maison d’éducation de la Légion d’honneur. Le parc appartient donc, depuis 1809, à l’Ordre national de la Légion d’honneur. Dès 1912, le conseil municipal de Saint-Denis avait souhaité qu’il soit ouvert au public. Beaucoup plus tard, le député Fernand Grenier est intervenu à sept reprises à l’Assemblée nationale entre 1958 et 1966 pour faire cette même demande. Et c’est en 1970 qu’une convention fut signée entre Auguste Gillot, alors maire de Saint-Denis, et la Grande chancellerie, affectant à la Ville pour une durée de cinquante ans une partie du domaine (7,8 ha sur 25 au total) afin d’en faire un parc public.
Après d’importants travaux d’aménagement, le parc fut enfin ouvert au public en juin 1974. En 1982, une nouvelle convention fut signée, qui mettait à disposition de la ville 369 m2 au nord du domaine afin de faciliter la rénovation urbaine de l’îlot Basilique. Les travaux d’embellissement se sont poursuivis, avec notamment des plantations d’arbres et l’aménagement d’un parcours sportif. Chaque été, une partie du parc privatif du domaine de la Maison d’éducation de la Légion d’honneur est également ouverte au public. Et c’est donc depuis 1989 que le parc de la Légion d’honneur fête, années après années, les tulipes…
B.L.


Lire aussi: une découverte des nouvelles serres municipales

25-Apr-2009 10:50 | Actualisé le 25-Apr-2009 11:20 | Lien vers cet article | Imprimer l'article | Envoyer cet article à un ami | 0 réaction(s)

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