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Suite à son agression
/ Une chaîne de solidarité pour Camilla

Cette jeune femme chilienne suit des cours de français à la Maison de quartier Semard. Un soir, elle s’est fait agresser par une bande d’ados alors qu’elle rentrait chez elle à Dourdin. Depuis, les habitants se sont mobilisés pour la raccompagner.
Jeudi 5 octobre, des habitants ont marché de la maison de quartier Semard jusqu'à proximité de la cité Gaston-Dourdin où habite Camilla.
Jeudi 5 octobre, des habitants ont marché de la maison de quartier Semard jusqu'à proximité de la cité Gaston-Dourdin où habite Camilla.

Ce jeudi 5 octobre, vers 20 h 30, ils sont une trentaine d’habitants, surtout des femmes, à avoir marché de la Maison de quartier Semard jusqu’au pied du collège Fabien. Ils l’ont fait en solidarité avec Camilla, agressée alors qu’elle faisait ce même chemin. Elle rentrait à Gaston-Dourdin où elle habite avec son mari depuis leur arrivée en France l’été dernier. Originaires du Chili, ils sont tous deux étudiants. Camilla ne parle pas la langue de Molière. Et, depuis mi-septembre, elle apprend le français dans la structure municipale, située à l’extrémité nord de la ville. « Ils ne sont pas bien. Ils ne veulent pas descendre, annonce Nani, une camarade espagnole. Ils sont jeunes, ils n’ont personne ici. Elle est choquée, elle arrête les cours de français. » 

L’agression de Camilla a eu lieu le lundi 25 septembre, après avoir quitté la Maison de quartier vers 20 h. Elle passe par la cité Fabien où elle emprunte une allée piétonne, entre le collège et l’école maternelle Delaunay-Belleville, qui débouche sur Dourdin. Sur ce chemin étroit, mal-éclairé, elle est attaquée par un petit groupe d’adolescents – dont au moins une jeune fille – qui visent son sac à main. On la frappe et la tire par les cheveux. Camilla réussit à s’enfuir en courant jusqu’à chez elle grâce à l’intervention d’un jeune du quartier.

« Des Camilla, il y en a plein d’autres »

Le lendemain, la nouvelle parvient à la Maison de quartier. Sa direction décide alors de lancer « une chaîne humaine » pour accompagner la jeune chilienne après les cours. Lors de la première marche, lundi 2 octobre, ils étaient une dizaine. « On doit pouvoir sortir dans la rue sans être inquiété, explique la responsable Claudine Oms. Des Camilla, il y en a plein d’autres. Et on n’a pas forcément l’information. Après l’agression, des habitants nous ont dit qu’il ne fallait pas passer par telle ou telle rue le soir, mais on est où là ? ! », s’indigne-t-elle.
La voie empruntée par la Chilienne est identifiée par les habitants pour ses vols, notamment la nuit. Ils évitent d’y passer. Camilla, elle, ne le savait pas. Elle a juste pris le chemin le plus court pour rentrer. La Chilienne n’a pas voulu porter plainte. « Ils veulent oublier », dit Nani. « Quand elle se sentira mieux, je pourrai l’accompagner jusqu’à la Maison de quartier », propose une riveraine de Gaston-Dourdin. « On sait que vous êtes là ! », lance Claudine Oms, prête à réactiver la « chaîne solidaire » s’il le faut.

Aziz Oguz
 

Réactions

Bonjour, étant moi même d'origine chilienne et habitant Saint Denis, je me propose pour soutenir cette jeune femme si besoin
C'est dommage de ne pas "Porter-Plainte" comme l'a fait honorablement toute la communauté asiatique victime elle aussi de violence et en prime de racisme (Aubervilliers (93)). Il faut impérativement que toutes agressions soient COMPTABILISEES sinon pourquoi et comment demander des renforts de Policiers Nationaux et plus de Policiers Municipaux, caméras aussi si tout le monde fait le jeu de l'Ormerta fasse aux extrêmes violences dont nous sommes victimes ici, plus particulièrement à Saint-Denis. Parfois il faut inciter à BRISER LES CHAÎNES DE NOS SILENCES et des agressions dans lesquelles ils nous enferment. Retour au Droit fondamental de la libre circulation pour toutes et tous , à Saint-Denis.
le sale visage de notre ville, des agressions à répétition, bon courage madame
je connais l'endroit car j'habite à coté. Il faut savoir que ceux qui utilise le tramway via la station "Delaunay Belleville" doivent emprunter le même chemin que Camilla pour retourner chez eux vers l'hlm Gaston Dourdin,la résidence de l'ermitage ou vers le centre ville. Il y a donc un traffic important de piétons entre cette station de tramway et le centre ville. Le passage obligé par la cité fabien est franchement glauque. Il serait nécessaire que la marie fasse un audit de sécurisation du parcours entre la station de tram et le centre ville avec renforcement de l'éclairage et prévoir un autre chemin piétonnier. Ce problème n'est pas nouveau pour la mairie malheureusement. Cela avait été mentionné lors d'un comité de quartier auparavant
Nous assistons actuellement à l’instauration d’un fascisme de banlieue dans le 93 et notamment à ST DENIS Par définition un fascisme est une violation institutionnalisé des droits de l’homme (droits définis par la convention de l’ONU en 1947). On assiste actuellement à un génocide des gens sociables à ST DENIS qui quittent ou souhaitent quitter ST DENIS. Il y a urgence à agir, car d’année en année cela s’empire. Nous devons faire face à un totalitarisme qui s’est installé durablement dans la ville créé par des bandes organisés qui imposent leurs lois dans les quartiers, terrorisent, imposent un couvre-feu tous les soirs, empêchent toute vie nocturne et toute réussite scolaire correcte aux jeunes gamins sociables de condition modeste. ST DENIS est devenu une ville faîte pour les bobos. Eux peuvent survivre à ST DENIS via leur bulle socio-culturelle. Ces bobos on les retrouve parmi cet intelligentsia d’extrême-gauche, ayant leur QG au café le pavillon au centre-ville. Là ils peuvent jouir de leur confort intellectuel au sein d’un océan de misère sociale qu’ils ont créé sur ces 30 dernières années dans une séquence d’altermondialisation de la ville ratée. Définition d’un bobo : c’est quelqu’un qui raisonne dans le quart mondialisme intellectuel et le tiers mondialisme intellectuel mais qui ne vit pas dans le quart monde ni dans le tiers monde. Ils se disent proche du peuple mais respirent dans un confort matériel outrancier (voir le cumul des mandats pour exemple de certains des élus).
@domsd "Il serait nécessaire que la marie fasse un audit de sécurisation du parcours entre la station de tram et le centre ville avec renforcement de l'éclairage" Bonne initiative, la dernière fois qu'on a demandé à P. Braouzec (président plaine commune) de renforcer l'éclairage pour sécuriser les lieux...il nous a répondu qu'il fallait d'abords qu'on éclaire nos esprits. Et du coup, cette revendication n'a jamais été prise en compte, et je suis parfaitement d'accords avec vous, sur les bobos de St-Denis, qui ne côtoie jamais la misère et l'insécurité, car on leur a donné des appartements très bien situé et ils ont les moyens de partir dès que ça tourne au vinaigre contrairement au peuple.Mais ils osent nous faire la morale en nous traitant de FN et autres termes dès qu'on leur parle d'insécurité et de saleté...
Bonjour Il serait bon de rappeler aux élus que les différences de traitements entre usagers de la ville sont flagrantes. Un exemple: les lycéennes sont raccompagnées par des agents de la ville le weel-end jusqu'au métro. Les habitants doivent ils continuer à être victimes de la politique mortifère des élus?? La on ne parle plus de culture, de démocratie inventive, de mal vie ou autres langage de communicants. On parle de violence, agression, et c'est pas seulement un sentiment d'insécurité... mais d'insécurité. ET il y a un élu en charge de la tranquillité publique... Tranquillité, une autre façon de nier le problème. Alors M PAILLARD??? Il fait toujours bon vivre à Saint Denis???

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