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Cité Franc-Moisin
/ Un incendie détruit un appartement

L'incendie s'est déclaré au premier étage de cet appartement au Franc-Moisin
L'incendie s'est déclaré au premier étage de cet appartement au Franc-Moisin

« Si des gens étaient à l’intérieur, on aurait ramassé des morts. » Comme cette femme, les habitants de Franc-Moisin sont sous le choc. Ce jeudi 11 mai, vers 8h25, une grosse explosion, suivi d’un incendie, se sont produits dans un appartement au 1er étage du bâtiment 4 de la cité, situé au 37 allée Antoine-de-Saint-Exupéry. Les flammes ont totalement détruit le logement traversant, dont les fenêtres ont été brisées par la première déflagration. Rapidement arrivés sur place, les pompiers ont complètement maîtrisé le feu vers 9h45. Personne n’a été blessé.

« J’ai d'abord entendu une grosse explosion, puis plusieurs plus petites. Au début, j’ai pensé que c’était un meuble qui était tombé… Mais j’ai vu de la fumée par ma fenêtre, qui s’était cassée », raconte une jeune femme, qui habite avec sa famille au-dessus de l’appartement incendié. Vers midi, comme tous les autres locataires, elle a pu regagner son logement qui a subi des dommages. « Le sol est fissuré. Cela sent le brûlé », souffle-t-elle. 

L’origine du sinistre est pour l’instant indéterminée. Les enquêteurs du laboratoire central de la police ont été dépêchés pour en connaître la cause. La porte de l’appartement incendié, vide au moment des faits, était fermée à clé, ce qui a évité que le feu se propage dans l’immeuble de treize étages. Pendant le drame, les habitants sont restés confinés chez eux.
Fatima T. et ses quatre enfants habitent cet appartement. En février, le JSD avait consacré un article à cette habitante qui subit de multiples dégâts des eaux constatés dans son logement social, géré par le bailleur Logirep. Parallèlement, fin avril, Fatima a déposé plainte pour agressions sur l’une de ses filles et elle-même : elles auraient subi des coups, des intimidations et des menaces. 

La veille du drame, Fatima s’était rendue à une réunion publique sur la rénovation du quartier pour alerter une nouvelle fois de sa situation. « Elle demandait de l’aide », confie, dépitée, une riveraine. Fatima demande depuis plusieurs mois à déménager. Après sa dernière plainte, Logirep lui a proposé deux nouvelles offres de relogement à Saint-Denis dans les cités Allende et Gaston-Dourdin. « Elle n’a pas donné de réponse favorable », assure-t-on du côté du bailleur, dont des agents ont été pris à partie par des locataires pendant le sinistre. Dans un courrier au JSD, Fatma « conteste formellement » que le bailleur lui ait fait « de telles propositions ». Elle confirme qu’elle voudrait un logement à la Plaine. Mais sachant que Logirep n’a pas de parc social dans ce secteur, elle assure qu’elle a fait une demande auprès de la Ville. (1) L’enquête policière sur l’origine du drame est en cours. 

(1) Mise-à-jour du 16 mai: nous avons rajouté les élements communiqués par la locataire dans un courrier, daté du 15 mai, où elle conteste les déclarations de Logirep. 

Aziz Oguz

Réactions

J'avais déjà lu l'article sur les dégâts affreux que cette dame rencontre. Et en plus elle a été agressée ? Et SA FILLE aussi ? Comme par hasard ! Et maintenant elle a tout perdu et elle ou ses enfants auraient pu mourir. C'est donc si difficile d'imaginer que les gens vivant en HLM ont droit à la dignité ? Triste monde. Tous mes encouragements à Fatima.

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