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Floréal-Saussaie-Courtille
/ Pour une Poste de plein exercice

Samedi 14 janvier, le collectif des habitant-e-s du quartier manifestera, une nouvelle fois, pour réclamer des services postaux complets assortis d’horaires acceptables.
Le collectif des habitant-e-s du quartier SFC devant la Poste en mars 2016
Le collectif des habitant-e-s du quartier SFC devant la Poste en mars 2016

« On n’est jamais sûrs de pouvoir compter sur la Poste », regrette Françoise Douzenel, du collectif des habitant-e-s du quartier Floréal-Saussaie-Courtille et environs.

« On n’a pas de distributeurs de timbres. Le distributeur de billets est resté hors service pendant des semaines. Parfois, le bureau de Poste lui-même n’ouvre pas, sans prévenir. En novembre, il est resté fermé pour cause de “vacances scolaires !” », témoigne cette habitante qui vit dans le quartier depuis 1971.

« On nous envoie souvent vers la Poste Barbusse dont notre bureau n’est qu’une annexe, déplore-t-elle. Notre revendication, c’est d’avoir, dans notre quartier, un bureau de Poste de plein exercice, avec des horaires et des services complets. » Le samedi 14 janvier, le collectif manifestera devant la Poste Floréal (square de L’Île-de-France).

 Ce n’est pas la première fois que les habitants se mobilisent pour demander un service public postal de qualité. Le 29 mars 2016 déjà, ils avaient défilé dans le quartier, suite à une réunion qui avait eu lieu deux mois plus tôt en mairie, avec des représentants de la Poste.

« Ils avaient évoqué ‘‘des pistes de solutions innovantes de mutualisation de services au public’’, se souvient Françoise Douzenel. Ils proposaient que le bureau soit fermé le matin et ouvre l’après-midi pour les opérations financières. Et que les mandats et colis soient à retirer auprès de la supérette voisine ! On refuse ça. »

En mai, dans un courrier au Défenseur des Droits, le collectif a dressé la liste des dysfonctionnements : ouverture aléatoire, horaires inadaptés, services ou produits indisponibles qui obligent les habitants à aller ailleurs. « On voudrait nous faire croire que ce bureau n’est pas suffisamment fréquenté qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! », écrivaient les habitants.

« Notre bureau doit disposer d’un service d’affranchissement des courriers efficace et rapide, d’un service de paiement par mandat cash tout au long de la journée, d’un service d’envoi et de réception des lettres recommandées, d’un service d’envoi et de réception des colis, d’un service bancaire efficace, d’un service d’épargne disponible et de proximité. »

Et d’ajouter que la Poste, signataire d'un contrat de service public, « a les moyens » de répondre aux besoins des habitants et salariés du quartier : « La Poste fait des bénéfices et elle reverse des dividendes à ses actionnaires, dont l’État. »

Le collectif a donc écrit début décembre 2016 à la direction de la Poste de Seine-Saint-Denis pour demander à être reçus dans les plus brefs délais : « Depuis notre dernière rencontre […] le collectif d’habitant-e-s n’a constaté aucune amélioration des activités de la Poste dans notre quartier, mais plutôt une dégradation du service. »

Tous les élus du territoire ont également été interpellés sur cette situation qui pénalise plusieurs milliers d’habitants d’un quartier relevant de la politique de la ville.

La question est effectivement politique, et elle n’est pas propre à Floréal ou même à Saint-Denis. Le 7 décembre, les sénateurs et sénatrices du groupe Communiste, républicain et citoyen ont tenu une conférence de presse pour demander à l’Association des maires de France de refuser de signer le nouveau contrat de présence postale territoriale 2017-2019.


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