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/ Les Médiateurs de nuit renforcent leur présence

L’équipe de onze agents affectés à la tranquillité publique va être enrichie de trois nouvelles recrues et son champ d’action étendu à la Porte de Paris.
Les Médiateurs dans le centre-ville de Saint-Denis
Les Médiateurs dans le centre-ville de Saint-Denis

Bientôt six ans que les Médiateurs de nuit arpentent les rues de Saint-Denis à la tombée du soir. Le JSD les avait suivis à travers le centre-ville pour leur première sortie, mercredi 1er juin 2011. Leur champ d’action, qui s’arrêtait à la place de la Résistance, va désormais être élargi. Il dessinera un rectangle qui part de la gare, longe le canal jusqu’à la Porte de Paris, remonte vers la basilique, le boulevard de la Commune-de-Paris, le boulevard Félix-Faure et finit rue Paul-Éluard.

La décision d’agrandir le périmètre a été votée le 14 mars au conseil d’administration du Groupement d’intérêt public (GIP) qui réunit les partenaires financeurs du dispositif : la Ville de Saint-Denis, le gestionnaire de parkings Indigo, la Poste, et les bailleurs Plaine Commune Habitat, Immobilière 3 F et Antin résidences. « D’autres villes comme Bagnolet, Montreuil, Gennevilliers, etc. créent des services de médiation nocturne. Saint-Denis a été la première à monter un Groupement d’intérêt public », rappelle Nicolas Hédouin, qui a succédé à Gilbert Laporte à la tête du GIP en octobre 2016.

Pour assurer cette mission, les effectifs vont augmenter en proportion. « La hausse des contributions des partenaires va permettre l’embauche de trois nouvelles personnes », détaille le directeur. Une augmentation « pas négligeable » qui va faire passer l’équipe de onze agents (deux femmes et neuf hommes, de 25 à 55 ans) à quatorze au total.

Ces renforts permettront d’assurer, dans ce nouveau périmètre, leurs missions historiques : « prévenir les incivilités, assurer une présence de proximité rassurante, encourager le lien social, prendre contact avec les personnes sans abri », mais aussi, au sein du patrimoine des bailleurs ou des parkings, « assurer une veille technique, la gestion des conflits de voisinage, la présence itinérante et les problèmes d’occupation des halls… »

Les médiateurs essaient aussi d’orienter et d’accompagner les démarches de réinsertion professionnelle et scolaire : « Il s’agit de donner des conseils ou des adresses, mais sans faire à la place des personnes », explique Nicolas Hédouin, qui rappelle que le GIP a obtenu, en juillet 2016,  le label « Quali-Médiation » défini par l’AFNOR et le réseau des villes « correspondants de nuit et des médiateurs sociaux ».