À la une En ville

Primaires du 22 janvier
/ Le PS pense faire aussi bien qu’en 2011

À Saint-Denis, les responsables du Parti socialiste pensent faire venir aux urnes autant de monde qu’il y a cinq ans. Les partisans de Benoît Hamon sont, pour le moment, les seuls à faire campagne.
C'est à Saint-Denis, fin août, que Benoît Hamon a tenu son premier meeting de campagne.
C'est à Saint-Denis, fin août, que Benoît Hamon a tenu son premier meeting de campagne.

Pour la deuxième fois de son histoire, le PS organise des primaires pour choisir parmi sept candidats celui qui représentera « La belle alliance populaire » à l’élection présidentielle d’avril prochain. Le 22 janvier se déroulera le premier tour dans quatorze bureaux de vote à Saint-Denis et le 29 janvier le même dispositif accueillera le second tour (1). En 2011, pour le baptême du feu de cet exercice de désignation, la passion était de mise et les murs de Saint-Denis âprement disputés entre les pro Aubry d’un côté, localement représentés par Mathieu Hanotin, et les Hollandais d’alors que Georges Sali incarnait. Depuis, le premier nommé soutient Benoît Hamon, dont il est directeur de campagne pour la primaire 2017, et le second a quitté le PS puis créé le Parti socialiste de gauche en estimant qu’avec le glissement libéral de son ex parti il ne s’agit nullement d’un pléonasme. 

À trois semaines de l’échéance, le cœur de la passion pour ces primaires bat beaucoup plus faiblement qu’il y a six ans et il ne reste qu’une succession de débats télévisés (12, 15 et 19 janvier) pour pulser un encéphalogramme plutôt plat. Les seuls à entretenir la flamme localement sont les soutiens de Benoît Hamon, très majoritaires dans les instances dirigeantes du PS dionysien puisque, outre Mathieu Hanotin, Corentin Duprey et Adrien Delacroix ont également choisi l’ancien ministre. De fait, de la même manière qu’à droite les Juppéïstes ont été les seuls à mouiller la chemise pour leur champion, les Hamonistes ne sont guère concurrencés par les militants d’autres courants sur les marchés ou à la porte des écoles.

Le militantisme de terrain, plus que les sondages dont tous les militants se méfient désormais, donne de l’espoir au camp Hamon. « On sent qu’on peut gagner », explique Corentin Duprey qui reconnaît qu’au début de la campagne il voyait son candidat plutôt derrière Montebourg. « Benoît est le seul à pouvoir rassembler l’ensemble de la gauche », renchérit Adrien Delacroix. Le secrétaire de section du PS se montre également optimiste pour la participation : « L’objectif est de faire au moins aussi bien que la dernière fois. » Rappelons qu’en 2011, 2 611 personnes avaient voté pour le premier tour des primaires où François Hollande avait devancé Martine Aubry.

Réactions

Elle est ou la belle alliance populaire ? organisée par un parti qui n'a plus que le nom de socialiste, cette consultation ne va guère mobiliser. Qui va oublier les trahisons de ce 5 dernières années. En 2012 tous les leviers du pouvoir étaient entre leurs mains, Présidence, Assemblée nationale, Sénat, Régions ,Départements et ils avaient pris des engagements, fait des promesses . Qu'ont ils fait de notre confiance, ils ont appauvris les plus pauvres et enrichis les plus riches. Aujourd'hui ils cherchent à sauver leur siège de notable. Il ne faut plus les croire, ne vous laissez pas tenter ils vous trahiront de nouveau.

Réagissez à l'article

(ex. : votre.nom@fournisseur-internet.com) Cette adresse ne sera pas publiée sur le site.
ATTENTION : Afin d'éviter les abus, les réactions sont modérées 'a priori'. De ce fait, votre réaction n'apparaîtra que lorsqu'un modérateur l'aura validée. Merci de votre compréhension.
CAPTCHA
Cette question nous permet de vérifier que vous n'êtes pas un robot spammeur
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.