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Place Parmentier
/ La crèche retaillée sur mesure

Près de dix ans après sa création, la première crèche parentale de la ville a été complètement transformée pour mieux s’adapter aux besoins des enfants. Mis en forme par les architectes du collectif Quatorze, le projet a été pensé dans ses moindres détails par les parents.
Cirque du Vent, l'espace de jeux des petits.
Cirque du Vent, l'espace de jeux des petits.

En janvier 2008, ouvrait dans une ancienne boutique de la place Parmentier, louée au bailleur social France Habitation, la première crèche parentale de Saint-Denis (voir article du JSD du 12 mars 2008, ci-dessous). Un établissement de 20 places répondant au joli nom de « Cirque du vent ». Depuis, une centaine de bambins ont commencé là leur apprentissage de la sociabilité. Et en 2014, les parents, qui sont tous impliqués dans la gestion et le fonctionnement de cette structure associative, se sont lancés dans le projet d’une refonte complète des espaces. Ils y ont travaillé avec des architectes aux méthodes inhabituelles. Comme le dit celui qui parmi eux a coordonné le projet, Ruben Salvador, « un architecte normal vous produit les plans et vous les envoie. Nous on n’est pas comme ça ». Nous, c’est l’association Quatorze, un collectif montreuillois qui fait plancher ses clients sous forme d’ateliers pour en cerner au mieux les attentes.

Quatre ateliers avec les architectes

Quand ils les sollicitent à la fin 2014, les parents ont pour objectif d’aménager une salle de motricité dans un ancien appartement d’une trentaine de mètres carrés en rez-de-chaussée, et qu’ils utilisent comme aire de stockage et buanderie. Un an plus tard, ils leur passent une nouvelle commande pour les 200 m2 de l’espace principal de la crèche, où le vieux plancher en bois s’affaisse par endroits. D’une commande à l’autre, la méthode était la même. Les architectes ont d’abord soumis aux parents et aux sept professionnels de la crèche les images de « carnets de tendance » où ils avaient répertorié des aménagements réalisés pour la petite enfance. Comme autant de propositions à évaluer sur une échelle de 1 à 5. Complétés d’annotations, les carnets allaient servir de base de travail aux ateliers de co-conception organisés à quatre reprises, d’avril 2015 à février 2016. Pour l’arbre magique, structure en bois qui occupera la salle de motricité, par exemple, le choix de mots clés, tels cabane et toboggan, ont aidé à en préciser les fonctions et contours.

S'imaginer dans la peau de son bambin

Variante à cet exercice, les parents ont été invités à rédiger un petit texte où ils s’imaginaient dans la peau de leur bambin, courant, gambadant, se cachant… Des activités de motricité auxquelles devait se prêter au mieux l’organisation des espaces. Venait ensuite l’étape de travail sur les volumes à l’aide d’une maquette au 1/20e et ses petites pièces de mobilier réalisées avec une imprimante 3D. Quel espace pour quel usage ? Comme le dit Ruben Salvador, c’est « la question de la maîtrise d’usage » et qu’il a fallu solutionner en fonction des besoins des bambins, de leurs déplacements, des envies des adultes, parents et professionnels, et en se conformant bien sûr aux normes de la PMI, Protection maternelle et infantile de Seine-Saint-Denis.

Refaite du sol au plafond

Une attention particulière devait être aussi apportée aux rangements pour suppléer à la conversion des espaces de stockage en salle de motricité. Lors des travaux pendant l’été 2016, « un parent a prêté sa maison pour accueillir cinq à sept enfants avec un professionnel de la crèche pour les encadrer », raconte Myriam, une maman. Refaite du sol au plafond, la crèche s’ouvre aujourd’hui sur un vestibule où sont stockées chaussures et poussettes. Puis c’est la salle commune polyvalente, avec sa cuisine attenante, fermée comme il se doit dans cet établissement du petit enfant, mais ouverte aux regards grâce à une fenêtre. Viennent ensuite, pour les petits d’un côté, et pour les grands-moyens de l’autre, salle de jeux et dortoir.

Pincement au cœur et soulagement

Après tant d’énergie et de temps dépensé sur ce projet, Myriam est au nombre des parents qui s’apprêtent à passer la main. À « 3 ans et deux mois », sa petite Sarah, à présent aînée de la crèche, a presque atteint l’âge limite, qui est de 3 ans et demi. « C’est un pincement au cœur de partir, mais c’est aussi un soulagement tant c’est chronophage. » Car chaque parent doit assurer une présence de six heures hebdomadaires, soit une demi-journée, auxquelles s’ajoute le travail dans l’une des treize commissions qui gèrent l’établissement… Avec une telle présence, « chaque enfant sait qui est le parent de qui, remarque Wendy. Et les parents savent quel est le doudou de qui. » C’est dire combien le monde adulte, vu de la crèche, peut avoir l’air sécurisant. La facture des travaux s’élève à 264 000 euros, dont 74 000 euros subventionnés par la CAF.

Réactions

Sur le site https://www.wikileaks.org/macron-emails/ on trouve cet extrait de courriel : From: Sandro MARTIN <sandro.martin@en-marche.fr<mailto:sandro.martin@en-marche.fr>> To: Ismaël EMELIEN <ismael.emelien@en-marche.fr<mailto:ismael.emelien@en-marche.fr>>, Julien DENORMANDIE <julien.denormandie@en-marche.fr<mailto:julien.denormandie@en-marche.fr>> lundi, mars 13, 2017 18:14 Hello, Voici pour un final check les deux courriers pour signature d’EM. Le second je propose d’en faire une lettre ouverte aux sages-femmes car les bases de données auxquelles on a accès ne sont pas assez fines. La présidente du conseil des SF peut nous aider à le relayer. «car les bases de données auxquelles on a accès ne sont pas assez fines»??? EN MARCHE semble avoir donc collecté les données personnelles des professionnels de santé pour faire la campagne d'Emmanuel Macron dans les dernières élections présidentielles. En mars 2017 l'association EN MARCHE a-t-elle fait une déclaration à la CNIL pour l'extraction d'informations dans plusieurs bases de données afin de déterminer la liste des sages-femmes de France ?

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