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Mères en colère
/ Elles marchent contre la violence

Réunies devant le collège La Courtille, point de départ de la manifestation, des mères se sont rassemblées dimanche 7 octobre pour faire entendre leur colère et leur désarroi face à la flambée de la violence qui gangrène les quartiers de la ville.
Des mères de famille ont marché dimanche 7 octobre pour dire « stop à la violence »
Des mères de famille ont marché dimanche 7 octobre pour dire « stop à la violence »

Sous escorte policière, près d’une centaine de personnes a formé le cortège qui s’est dirigé vers la place de l’hôtel de ville. Le collectif « Nos Enfants d’Abord » était présent. Se sont joints au défilé le maire Laurent Russier accompagné d’élus de la Ville et des Dionysiens sensibles à la cause.

« Nous marchons tous ensemble pour dire stop à la violence », a martelé Nina, mégaphone à la main. Elias, un jeune du quartier SFC venu avec sa mère Touria, a spontanément pris la tête du cortège et a galvanisé l’assemblée : « On a mal, on essaye de se faire entendre. On a besoin de sécurité, de savoir que nos mamans peuvent sortir tranquillement », argue le jeune homme. « La violence c’est fini, le silence ça suffit ! », entonne vigoureusement la foule, comme un cri de détresse qui rallie toutes ces femmes. 

« On veut retrouver la paix perdue à Saint-Denis », s’exaspère une grand-mère. Des habitantes qui observaient la manifestation depuis leurs fenêtres sont appelées à la rejoindre. Certaines n’hésitent pas à descendre de chez elle pour venir gonfler les rangs. Le cortège fait une halte symbolique, quartier Romain-Rolland, où une minute de silence est observée en hommage au jeune Luigi, tué par balle le 17 septembre dans une rixe.

« Ce sont tous mes enfants »

Nassima, une des mères à l’origine de l’initiative, contient douloureusement son émotion : « On dit stop, la violence est devenue normale. » Son cheval de bataille est la mobilisation parentale : « Je suis en colère contre les parents car tant que ça ne les touchent  pas, ils ne se sentent pas concernés. Moi, ce sont tous mes enfants, affirme-t-elle. Comment peuvent-ils devenir aussi violents ? Il n’y a pas d’action de l’État, aucun moyen n’est donné à Saint-Denis. » Un constat d’amertume emprunt de désolation et d’agacement. 

« Nous sommes des mamans en colère, quand il y a un mouvement à faire comme aujourd’hui, on s’organise toutes ensemble pour le mener à bien. » 

La dernière étape du cortège a lieu devant la mairie. Laurent Russier a garanti aux manifestants son soutien en leur précisant vouloir rester à leurs côtés, assurant voulant mettre en place « autant de moyens qu’ailleurs pour se débarrasser du fléau qu’est la drogue dans les cités ». Le maire a conclu son discours en affirmant que l’accent devait être mis dans « l’éducation et la prévention. La violence ne doit pas devenir quelque chose de normal ».

Wanice Kouri

Pour en savoir plus: 

Réactions

Pendant que certains "dansent" (à la fête de St Denis) d'autres meurent sous les balles. Ainsi va la vie (et la mort) à Saint-Denis. L'important est que l'orchestre continue à jouer et qu'à défaut d'offrir du pain (une ville sûre et propre) on offre des jeux (les fêtes) aux dionysiens pour qu'ils ne se rebellent pas contre leurs dirigeants !

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