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Le ConVersatoire
/ Coup de pouce aux projets d’utilité interculturelle

Laurent Russier a décerné le 7 octobre les premiers labels du ConVersatoire, nouvelle initiative pour valoriser les projets d’utilité interculturelle.
Le 17 octobre, Laurent Russier a décerné les premiers labels du ConVersatoire.
Le 17 octobre, Laurent Russier a décerné les premiers labels du ConVersatoire.

Saint-Denis est-elle cette « ville monde » aux 135 nationalités, vantée par ses élus ? Ou ce territoire du communautarisme décrié par certains médias ? « Il y a ici des cultures et parcours migratoires multiples qui se côtoient sans se connaître », remarque en tout cas Sylvia Zappi pour expliquer l’origine du collectif qu’elle cofondait en 2012 « Saint-Denis s’imagine », avec des aspirations qui commencent aujourd’hui à prendre forme. « Favoriser les échanges interculturels en valorisant les savoir-faire », « couper court aux tentations du repli », tels sont les termes de Laurent Russier pour expliquer les objectifs du ConVersatoire. Le maire en présentait le samedi 7 octobre lors de la Fête de Saint-Denis les premiers « labellisés », reconnus « d’utilité interculturelle ». Ils sont pour l’heure au nombre de quatre, dont la « Fête bretonne et berbère » que l’Amicale des Bretons de Saint-Denis et la Maison Amazigh ont réédité en juin pour la deuxième année avec un joli succès populaire.

Des cultures à déguster

« Ça a été le détonateur pour lancer le ConVersatoire », signale Zaïa Boughilas, élue déléguée à la Vie associative et citoyenne, qui est au nombre des 14 membres du jury, formé en juin pour identifier les initiatives et projets labellisables. S’y côtoient membres du Conseil consultatif des citoyens étrangers, représentants du monde associatif et parmi les élus, Didier Paillard, à présent conseiller municipal, en charge de « piloter » le ConVersatoire. Également labellisée, l’initiative culinaire du Club de prévention Canal avec une trentaine d’adolescents de Franc-Moisin. À chacun des Apéro cirque une fois par mois à l’académie Fratellini, ils se relaient pour tenir un stand où vendre boissons et pâtisseries de leur fabrication. « Cela leur permet de se mettre en valeur. Et les recettes servent à des projets de séjours », racontent Modibo, Baba et Alizée, leurs éducateurs. 

Dans cette veine culinaire où les cultures se donnent à déguster, a été aussi retenu le projet de Clyde Chabot, auteure et metteuse en scène de théâtre : une adaptation de Sicilia, l’un de ses spectacles. Récits de migration familiale et plats des pays d’origine s’échangeront en novembre autour d’une grande tablée à la Maison de quartier Semard après une douzaine de séances en atelier, dont la moitié au foyer Adef d’Épinay. Également retenu, le projet Babel sur Seine est proposé par la photographe Magali Bragard qui prévoit d’enregistrer et de photographier 135 Dionysiens, locuteurs chacun de l’une des multiples langues
de cette ville aux accents du Monde.

Marylène Lenfant
 

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